Snana sous la lune sanguine

Snana sous la lune sanguine

20 février 2009

Bordel!

L'Homme a un CDI.
Il commence lundi.
Avec une période d'essai d'un mois.

Smile_baby1

Posté par Snana à 20:45 - La vie - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2009

20 choses de plus de moi, qui font 40

1- Je pourrais jouer ma vie au dé.
Parfois, au boulot, je me disais "si le téléphone sonne maintenant, je me lève et je me casse".

2- J'ai toujours pensé que l'homme de ma vie serait étranger venu de loin. Et je vis avec un breton que je n'aurais jamais rencontré sans internet.

3- Quand j'étais petite, j'étais amoureuse de François Valery. Je l'avais rencontré sur un plateau de télévision, et il m'avait fait un clin d'oeil. Ca peut suffire à chavirer mon coeur.

4- Depuis mes 5 ans je suis intimement convaincue que ma place est sur une scène, derrière un micro.

5- Je cuisine très bien, paraît il. Surtout le laksa, le curry, et les pâtes au persil.

6- Je pourrais me damner pour du saumon cru de chez Picard.

7- Mon but dans la vie est de vivre sans être assujettie. Je construis toute ma vie pour tendre vers ce but.
A 50 ans, je me vois dans une maison autonome en eau, énergie, chauffage, avec un potager immense.

8- J'aime Harvey Fierstein depuis que j'ai 11 ans.

9- Je suis fascinée par les hommes qui se sentent femmes.

10- Je n'ai jamais compris pourquoi il n'y avait jamais de drag-queen femme. Pourquoi pousser à l'extrême la 'féminité' serait l'apanage d'hommes admiratifs de la femme ?

11- Je pleure toujours à la fin de Torch Song Trilogy et Swing Kids.

12- Je suis arachnophobe. Mais un psy m'a dit que c'était normal.

13- J'ai sucé mon pouce très longtemps. Mais un psy m'a dit que c'était normal.

14- Ma signature est mon prénom. Evidemment personne ne le voit.
Quand ma mère l'a appris, elle a trouvé que c'était un grave signe d'immaturité.
Au moins quand je me marierai je n'aurai pas besoin de la changer, je resterai toujours moi.

15- D'ailleurs prendre le nom de son mari, et perdre le sien, je trouve ça d'une tristesse folle.
Je suis bien contente qu'on puisse choisir désormais d'accoler son nom à celui du mari.

16- J'adule Tarkan. Sa chanson 'Bir Oloruz Yolunda' me rend hystérique (même si c'est un hymne d'équipe de foot).

17- J'ai toujours eu envie d'être juive. Impossible de savoir pourquoi, comment ça m'est venu.

18- J'adore les escargots, et les limaces. Quand j'en trouve dans la salade, il FAUT que je lui trouve un bon endroit pour continuer son chemin. Je ne peux pas le lancer en direction d'une pelouse, il faut que j'aille le déposer à un endroit où il ne sera pas écrasé. C'est une affaire très sérieuse.

19- J'ai enfin un chat blanc ET un chat noir. J'en rêvais depuis 9 ans.

20- Quand quelqu'un me rencontre pour la première fois, et que je dis comment je m'appelle, au fond de moi j'ai l'impression de ne pas croire que c'est effectivement mon prénom.

Posté par Snana à 05:04 - La vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 février 2009

Seins hérités ?

Ma mère a subi une mammographie cette semaine.
Et le radiologue lui a dit qu'il avait vu quelque chose qui ne lui plaisait pas.
Qu'elle devait se rapprocher de son gynéco.
Elle me dit ça mercredi dernier, en ajoutant d'un voix à l'émotion travaillée "voila, je voulais que tu le saches".

Et aujourd'hui elle me reproche mon silence quand elle m'en a parlé.
Silence partagé par mon père.
Qui l'a plongée (je cite) dans une solitude profonde.

Que pouvais je dire ?

Qu'elle a tellement crié au loup que malheureusement quand elle m'annonce ça, je crois qu'elle me ment ?
Qu'elle a tellement exagéré les phrases des uns et des autres que je prends ça pour une exagération de plus ?
Qu'elle a tellement utilisé son état de santé pour se faire plaindre et se faire excuser, que je n'y crois plus ?
Et que par dessus tout, je m'en veux quand même de penser ça.

Et même en dehors de ça, qu'aurais je pu bien dire ?
Sans examen médical, sans analyse complémentaire, ça peut être un  cancer, oui, mais peut être tout autre chose.

Et que je ne peux rien dire. Et que je ne veux rien dire.
Pour ne pas être grugée une fois de plus.

Posté par Snana à 02:07 - Ma mère - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2009

La phrase

La phrase que jamais je n'aurais cru entendre de la bouche de mon homme.

"Ha oui les lapins douceur, ils ont des gros nez".

(on regardait un site de peluches pour bébés).

Posté par Snana à 00:12 - No baby - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 février 2009

20 choses de moi.

1- Je déteste entendre des gens éternuer. J'imagine les miasmes voletant dans les airs, et entrer dans mon nez. Je me suis souvent arrêtée de respirer dans des magasins, avant de sortir précipitamment.

2- J'imite très bien Dalida, surtout 'Mourir sur scène'. Avec les gestes, et l'accent.

3- Quand j'étais petite je voulais être bergère. Pour le calme de la montagne, et l'autonomie, la solitude.

4- Petite, quand je savais mon père en colère contre moi et que je savais que j'allais être battue, j'attendais son retour en regardant la télé, la boule au ventre. Et je regardais les présentateurs en me disant qu'ils devaient être bien tranquilles, eux.

5- Je n'ai pas d'ami en France. Je veux dire, des vrais amis avec qui on va boire un pot, qu'on invite à manger.

6- Je n'aime pas avoir de l'eau froide sur la main gauche, je trouve ça répugnant.

7- Parfois je panique si j'ai oublié de mettre ma bague pour sortir. Si je ne me contrôlais pas, je pourrais rebrousser chemin juste pour aller la chercher. Un jour, dans l'ascenseur, j'ai crié "haaa merde ma bague !!" et il a tendu sa main, et sur sa paume, elle était là.

8- Je crois fermement que j'ai des TOC.

9- Je remercie tous les jours ma mère d'avoir prononcé les mots magiques "prends le chat et on s'en va". Quand je le regarde, et même si je l'appelle "mon gros tas" je me dis que j'aurais eu tort de le laisser à mon fou d'ex. Et je m'en veux d'avoir même pensé à le lui laisser.

10- Je suis très gentille. Et je vous donnerais bien ma chemise si vous en aviez besoin.

11- J'adore cuisiner. Quand j'avais des amis, j'adorais les inviter, et leur faire à manger. Et finir la soirée à trembler en écoutant les légendes urbaines de Sébastien, qui racontait si bien.

12- Je n'utilise plus aucun produit ménager, à part l'eau de javel et le bicarbonate de soude.

13- J'adore "Faites entrer l'accusé".

14- J'adorais "Ca se discute" (avant que ça devienne indigeste).

15- J'ai des opinions politiques très claires, mais je n'en parle presque jamais.

16- J'aimais vivre seule.

17- J'aime vivre avec lui même si j'aime toujours être seule.

18- Je savais monter une étagère quand je vivais seule. Depuis que je vis avec lui, on dirait que je ne sais plus le faire.

19- Avec lui, j'ai traversé la place Vendôme pieds nus à 4 heures du matin,avec des abricots trop mûrs dans mon sac à dos.

20- Je n'ai jamais été saoule. Jamais de gueule de bois, rien. Je m'arrête bien avant.

Posté par Snana à 21:03 - La vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 février 2009

Still

(ma mère) Tu peux secouer cette bouteille de jus pour moi ?

J'attrape la bouteille, et mon homme me prend par les épaules, faisant mine de me secouer, pour que la bouteille se secoue toute seule.

(moi, en rigolant) On secoue pas les p'tits bébés, ça leur cogne le cerveau !!

(ma mère, à la limite de l'hystérie) HEIN ? Un bébé ? T'attends un bébé ? Parce que si tu attends un bébé faut me le dire hein !!

Alors j'ai fait gloups, ça m'a touché en plein ventre, j'étais loin de mon histoire personnelle en lançant cette blague. Et j'ai eu un peu mal, mais encore je sais qu'on n'a pas commencé les essais, alors je n'ose pas trop me plaindre.

Mais je me dis que si on essayait sans succès depuis des mois, ou encore qu'on était engagés dans un programme de FIV, ou de PMA, on n'en aurait pas parlé à mes parents, et elle aurait dit la même chose.
Et que cette maladresse se serait transformé en quelque chose d'irrespirable, d'insupportable.

Posté par Snana à 23:25 - Ma mère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2009

Parfois.

Parfois j'ai l'impression, le sentiment, que je n'aurai jamais d'enfant.
Parfois je me dis que oui je dis ça mais je n'y crois pas vraiment.

Et il y a des jours où j'y crois vraiment. Des jours où je me dis que je sens au fond de moi que jamais je ne connaîtrai la grossesse, l'accouchement, les bulles dans le ventre, l'allaitement.

Parfois je me dis que mon corps n'est finalement pas fait pour ça, qu'il n'a jamais fait ça, pourquoi cela changerait ?

Et puis j'ai peur des douleurs, des maladies, des bobos, des coups de ciseaux, des sondes et des engorgements.

J'ai peur aussi de ne pas avoir de chance, d'avoir LE truc qui n'arrive qu'une fois sur un million.

J'ai peur de moi, peur de ne pas avoir assez de patience si j'avais un enfant.
Peur de m'emporter facilement, d'avoir envie de foutre le camp, d'abandonner tout sur un coup de tête.
Et puis j'ai peur de mourir, j'y pense souvent, en donnant naissance à mon enfant.

Alors bien sûr beaucoup est 'explicable' par mon histoire.

Ma mère est partie au Mexique, en nous laissant mon père et moi, quand j'avais 2 ans.
Elle était épuisée, malade, elle est entrée dans une agence de voyage.
Et comme dans les films.
Elle a dit "j'ai tant d'argent, je peux aller où ?"
Et ce fut le Mexique. Pendant plusieurs mois.

Et moi et mon père sommes restés tous les deux.

Ma mère a vécu un accouchement que je qualifierais d'abominable.
Et en gros elle a failli mourir et moi aussi. Une chute de calcium, le corps paralysé en plein accouchement.
Et personne pour lui expliquer, ni la rassurer.
Une épisiotomie pour la crevette que j'étais. L'obstétricien s'en est même excusé le lendemain.
Je faisais un truc du genre 2kg600.
Je n'ai pas été allaitée, il paraît que c'est moi qui refusais de téter. Je sens la haine dans ce reproche.
Je crois surtout qu'elle  n'a pas été aidée, et que forcément rien ne pouvait fonctionner.

Alors sûrement, quand je doute de moi, de mes choix, je n'y pense pas à tout ça.
Je vois juste que j'arrête de surfer sur les sites de petites fringues.
Que j'arrête d'en parler, de chercher des prénoms.
Que je ne vois que les côtés négatifs, que je me dis que finalement l'égoïsme d'une vie de couple serait plus confortable. Et financièrement très simple.

Je me dis que jamais je n'entendrai de vilaines choses de la bouche d'un ado boutonneux, qui se percera le nez. Que jamais je n'aurai besoin de m'inquiéter de ses fréquentations, de son haleine, de ses études.
Et ça me soulagerait presque d'échapper à ça.

Dans ces moments là je me dis qu'en fait quand je dis que je veux un bébé, c'est bien ça, un bébé, pas un ado, pas un "jeune" qui dansera la tektonik les cheveux pleins de gel.

Et je me sens tellement idiote d'avoir des revirements pareils, alors que l'Homme a l'air finalement décidé.
Et puis je me demande si c'est bien lui que j'aime, si c'est lui que je veux à mes côtés.

Alors je me souviens de ma chute, de ma double entorse. Et de moi le cul dans l'eau en train de pleurer.
Et de lui totalement figé, ne sachant que faire. Me laissant dans l'eau.
Il aura fallu que mon père et mon presque grand frère (l'un à 200 m de là, l'autre un étage au dessus de moi) arrivent pour me relever, et commencer à me soigner.
Et lui tout ce temps, il était resté tout paralysé, ne sachant que faire.

Je revois sa mauvaise humeur ensuite, sûrement en colère contre lui même (c'est mon analyse), me disant qu'il en voulait à ma famille de ne pas lui avoir laissé de place. Qu'il en voulait à mes parents de m'avoir proposé de rester chez eux.
La première phrase qu'il a prononcée après ma chute, une fois qu'on a été seuls a été "hében c'est pas encore aujourd'hui qu'on va rentrer chez nous".

Alors peut être j'avais une image de chevalier, une image de prince charmant qui prendrait tout en main, capable de savoir me relever et me rassurer. Au lieu de ça j'ai cru voir un petit garçon effrayé. Et j'ai été déçue.

(Pour sa défense, lui dit qu'il n'a pas bougé pour me relever, de peur d'aggraver ma blessure.)

Mais depuis je doute, et même si je sais qu'il est doux, gentil, respectueux, merveilleux, je ne peux pas m'empêcher de penser à quelques événements semblables. Qui m'ont donné de lui une image déchirée du prince charmant.

(je ne sais pas si je pourrais en raconter d'autres, je me bagarre souvent pour qu'ils n'envahissent pas

mon cerveau, mes yeux et mes nerfs en même temps, parfois j'y arrive bien).

Qui collent à mon crâne.
Et qui m'empêchent de me jeter au fond de ses yeux.

Tout cela est très décousu, mais ça représente bien mon état d'esprit actuel.

Et j'ai besoin de vacances, de partir toute seule quelque part, j'ai besoin de solitude.
Parfois je regrette mon 12m² de Paris, mon cocon à moi.

Avec mon étagère en bois, mon frigo minuscule.

Posté par Snana à 06:18 - No baby - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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