28 mai 2009
Mon sauveteur !
Depuis ce soir 17h, mon homme est un

C'est sexy.
Il a le certificat et tout.
Il sait désobstruer un bébé qui s'étouffe.
Il sait se servir d'un défibrillateur.
Et tout et tout.
Je l'ai prévenu que je peux feindre un malaise ou un étouffement.
Et ce, à tout moment.
Je suis toute fière.
26 mai 2009
Nostalgies
Taggée par LMO me voilà, pour vous présenter les 10 morceaux-madeleines qui jonchent mes souvenirs.
Déjà je vous préviens, les zamis, que je tagge GreenWitch, Aurore, Andy, aaz et Vanille. J'ai assez envie de vous lire sur le sujet.
Voici mes madeleines à moi : (quand je n'avais pas de vidéo, j'ai mis le lien deezer, cliquez sur le titre)
Angelo Branduardi – La demoiselle :
Cette chanson me rappelle toute mon enfance. Bizarrement, d’ailleurs, au vu des paroles :
C'est la demoiselle
Marchant sur le ruisseau
Qui t'a rendu bien malade.
Elle t'a pris ton ombre, ton rire, ta joie.
Et ne reviendra pas.
Dans le grand silence.
Des souvenirs perdus.
Tu trembles et tu t'agites.
Tu veux ton enfance, ton ombre, ta voix.
Elles ne reviendront pas.
Mais pour moi cette chanson est une bouffée des années 80. Au temps de la joie, de l’ancienne maison, des framboisiers, de mes poupées d’argile, des limaces, des cerises. Le temps de la tranquillité, des rondades sur la terrasse, du tennis solitaire contre le mur, des paresseuses après midi d’été.
Billy Banks and His Orchestra - It don’t mean a thing if it ain’t got that swing.
J’ai 14 ans et je tombe amoureuse du film Swing Kids.
Cette chanson revient souvent, et je l’aime particulièrement dans la scène du combat de boxe.
Et je pleure, toujours, TOUJOURS à la fin. Swing Heil.
Bryan Adams – Please forgive me
J’ai 17 ans. Et mon ami, mon frère pourrais-je dire, K. est tué sur sa moto par un chauffard. Juste avant il m’a déposée chez moi. Avant de partir il m’a dit « tu vas me manquer » et il m’a embrassée sur les yeux, comme il aimait le faire. On aimait cette chanson tous les deux. Les paroles en ont pris un sens très particulier après sa disparition.
Je n’en parle jamais. Sinon je me mets à pleurer en un instant.
Ecouter cette chanson me rappelle un soir en été, au bord de l’eau, il avait sa tête sur mes genoux, une oreillette de walkman chacun. Je jouais avec ses cheveux. Et on ne disait rien.
X-Japan : Endless Rain
J’ai 18 ans. Le dernier live de X-Japan.me brise le cœur, j’ai envie de chanter indéfiniment ce refrain au milieu de la foule. Hide était toujours là. Et moi je commençais à comprendre la beauté magnifique de leur musique. Ca n’a peut être l’air de rien pour vous, mais ce live est une relique précieuse de l’inconscient collectif du Japon. Un truc mythique.
Mon parcours était merveilleux, j’étais à Sciences Po, entourée d’amis diplomates qui croyaient en moi. J’étais tombée (en une seconde dans un bureau de poste) amoureuse d’un jeune homme que je trouvais merveilleux.
Il était amoureux aussi. Il a rompu en pleurant. J’aurais fait n’importe quoi pour lui, et jusqu’en 2004 j’aurais pu partir à l’autre bout du monde le rejoindre s’il avait bougé le petit doigt.
Cette chanson me rappelle mes rêves enfuis. Les tortues du jardin japonais, les baisers sous le regard de la Garonne, mes jambes ballantes, les nashi, son sourire malicieux, les cours où je l’emmenais, l’amour timide, les lettres tremblantes.
J’ai 19 ans et je viens de partir de chez mes parents, avec fracas. Sans valise, sans argent, avec uniquement les vêtements que je portais en partant.
J’écoute ce CD en boucle, chez mon copain de l’époque, dans sa chambre miteuse.
Pour moi c’est la musique d’une certaine liberté. Enfin. Partie. Libre. Seule.
L’air doux de l’été, la tristesse aussi de l’attitude de mes parents face à mon départ.
(Aucun rapport avec le cannabis, puisque ça ne m’a jamais tenté, juste la joie, barrée, l’exultation palpable de la musique. Et un peu de transgression aussi. )
Tété – A la faveur de l’automne
Je me suis installée à Paris il y a peu. Pour continuer mes études, officiellement, mais en réalité je fuis un homme violent.
Je chéris mon cocon, tout petit, mon étagère, ma petite télé. Je mange, je lis, je fume, je dors, je me lève n’importe quand (vraiment n’importe quand). Je me sens bien, seule. J’aime cette liberté toute neuve.
Cette chanson me rappelle ma petite chambre, les lingettes Saint Marc avec lesquelles je faisais le ménage, mes pieds sur le lino, les gyozas avec H., les jours pluvieux où je restais chez moi. Et je sens bien que la relation avec mon ex touche à sa fin.
Southern All Stars – Tsunami :
Pont de l’Alma, avec H. On chantait cette chanson à tue tête. On oubliait les paroles en japonais (même elle, c’est dire), mais on connaissait bien les fins de phrases, et on finissait toujours en criant « améééééééééé » (la pluie) ou « kazééééé » (le vent) et on se marrait.
C’est ce jour là qu’on a inventé toutes les deux un nouveaux japonais qui chuinte, en remplaçant tout les « s » par des « ch », et on papotait comme ça dans les rues, dans les magasins.
Et évidemment on rentrait chez elle, dans son petit appartement, pour manger de la glace à la pistache, avec du nata de coco…Et des ‘monaco’ artisanaux.
Antony and the Johnsons – Hope there’s someone
Je suis toujours à Paris. Je travaille dans un cabinet d’avocats. Mon ex vient de me donner l’ultime coup de poignard, et je sais que c’est fini. J'ai passé la nuit à pleurer, et je me retrouve dans ce bureau rouge et douillet. J'ai les yeux enflés, je suis maquillée, j'ai mis mes lunettes pour cacher mes paupières.
Il fait chaud, la lumière est douce, j'ai du café devant moi.
Si je tourne légèrement la tête je peux voir cet horrible poisson noir qui ondule placidement dans son eau...
Au rez de chaussée du cabinet, il y à l'intérieur d'une cour, un jardin luxuriant, vert, encombré de verdure élégante. Un petit miracle dans Paris. J'ai ouvert la porte pour aérer un peu...J'ai levé le nez et j'ai vu dans les arbres, trois pigeons énormes et splendides, pas des pigeons de ville tout rabougris, mais de superbes pigeons - d'un gris doux et un majestueux collier blanc - dont on a envie de toucher les plumes, qu'on a envie de câliner comme une peluche...
Le nez en l'air dans l'air calme je sentais toujours cette souffrance qui me vrille le ventre. Cette impression de n'être plus rien. Ce sentiment terrible d'être complètement perdue, désincarnée, ailleurs.
La rencontre avec mon homme. Sur le quai d’une gare. Le bien être instantané. Et puis l’évidence.
Notre chanson, quoi.
« Il fut long le chemin, et les pièges nombreux, avant que l’on se trouve»
« Ce n’est pas le hasard, c’est notre rendez vous, pas une coïncidence»
Matmatah – Les moutons :
Mon premier festival. Je vous re-situe un peu le personnage de moi-même à l’époque: heu…bourgeoise ?
Je me rappelle mes yeux (de jeune lapereau) observant ces gens saouls, ces gens drogués, qui planaient totalement.
Et ce gars parmi tous ces travellers à moitié clodos, éveillé depuis le premier jour du festival, qui me drague et qui s'interrompt pour sniffer de la poudre à coté de moi.
Puis il me dit que je suis belle, que j'ai une bouille adorable.
Moi j'attendais avec impatience le retour de mon homme qui se dandinait sur la piste avec son pote.
J'attendais dans le flot furieux de musique, parfois ponctué d'un vibrant "Je suis le fils du ciel et du vent !!!" hurlé par un jeune aux yeux bridés et à la peau mate, un visage de guerrier de Gengis Khan, qui portait une longue tresse alors que le reste de son crâne était rasé.
Bizarrement, je me sentais en sécurité. En y repensant, ma raison me dit que je suis cinglée, mais sur le moment, je me sentais très bien.
Et rentrer à travers champs, dans le noir complet, c'est une sacrée expérience.
Tenir la main de mon homme et lui faire confiance pour chaque pas.
Et Matmatah à fond dans la voiture (quand on la trouvait).
Les p'tits cailloux
(Ecrit en janvier 2006)
La nuit.
La route.
La douceur de l'air.
La fumée blanche qui s'échappe de nos bouches.
Le lui, le moi, le petit nous.
La liberté.
"Je ne m'habitue pas à l'aimer"
Quand j'ai dit ça, mon ami a frémi.
Mais il n'a pas compris ce que je voulais dire.
Je l'ai délivré en lui disant que c'était une phrase
qui relevait plus du romantisme de Playmobil que de l'aigreur.
Et je veux ne jamais m'habituer à l'aimer.
Je ne veux jamais trouver ça normal d'aimer me réveiller avec lui.
D'embrasser son dos nu.
Goûter ces instants où il dort près de moi.
Ces instants où il se réveille en souriant, les yeux fermés, tout embués de sommeil.
Et où je me sens à ma place et lui à la sienne.
La nuit.
Sa peau.
Son ombre chinoise qui me rassure.
Ses yeux dans la nuit.
Je ne veux jamais m'habituer à me sentir à ma place près de lui.
Je ne veux jamais voir disparaître ces bouffées d'amour qui me submergent.
Je ne veux jamais que ma petite voix intérieure se taise.
Je veux toujours me demander s'il est possible que je l'aime autant.
La nuit.
Le froid.
L'herbe et l'eau.
Son corps qui me réchauffe et me protège.
Je veux toujours m'émerveiller comme une petite fille.
Me dire que j'ai de la chance.
D'être si fragile devant sa force.
D'être si forte devant sa fragilité.
Je veux toujours tomber des nues.
Quand je me rends compte qu'il comprend
tout ce qui germe dans mon esprit.
Quand il ne juge pas.
Quand il pense parfois la même chose.
La nuit.
Les pieds dans la poussière.
Fatigués.
Le noir complet.
Aveugle, le suivre.
Sans peur.
Le lien.
Le rire.
La musique.
Les p'tits cailloux.
24 mai 2009
Petit bonheur
Je viens de tomber (complètement par hasard, je vous jure) sur une photo d'un de mes ex.
Je vous situe le personnage.
Beau gosse, un peu amoureux de lui même.
Il m'a expliqué pendant toute notre relation, que je devais absolument perdre du poids.
Que dans son pays, c'était assimilé à la fainéantise.
Et qu'il fallait que je sois plus mince pour ne pas lui faire honte.
A l'époque, je sais combien je pesais. Et c'était pas bien lourd.
Et pour maigrir il aurait fallu que je vende un os.
Ha oui et puis il m'a trompée 5 jours après que je sois rentrée en France.
Alors qu'il me promettait le mariage, la complicité, le costume traditionnel.
J'ai reçu un fax de la nana, en pleine nuit.
Elle cherchait une calculatrice (elle vivait chez lui) et elle a trouvé mes lettres.
Prise d'un élan de colère et de solidarité féminine, elle m'écrivait pour me prévenir.
J'ai pardonné, puis je l'ai quitté.
Bref, je suis retombée sur une photo de lui.
Et heu. J'ai eu le plaisir de constater qu'il avait du prendre 20 kg

Je sais c'est moche la rancoeur.
Mais bon... Il l'a bien cherché.
22 mai 2009
Biafine.
- Bruno Frediani n'a pas répondu à ma réponse.
Je suis dévastée.
- MA mère m'a appelé ce midi parce que Bruno Frediani passait à la télé.
Mais moi je le savais, enfin, Pierre Jean était en repos.
- Ma mère en a profité pour me dire qu'elle n'aimait pas trop Bruno Frediani.
Hében moi si.
- Jeudi j'ai accepté une sortie à Narbonne avec mes parents. Pour l'Homme qui se tue au travail.
Et ça lui a fait du bien. A moi...moins.
- Jeudi matin 08h. Nous nous garons dans l'allée. Ma mère sort. Une robe violette. Comme la mienne.
Merde.
- Jeudi midi. Au bord de l'eau. ma tête est vide et mon estomac plein. De riz, d'avocat et de thon.
Le vent frais me fait frissonner. Je pense à mon bébé. Qui n'existe pas. La mer, ça me fait toujours ça.
Je surveille la peau de l'Homme, qui dort sur le sable.
Ma mère me chuchote "qu'est ce qu'il a maigri !!" et lève son pouce pour me dire que c'est super.
- Jeudi après midi. Je dors dans la Prius de ma mère. Avec un peu de sable entre les orteils. Mon front est chaud.
- Mon élève à mèche appelle. Je sens qu'il va annuler les 2 cours de la semaine.
Je tarde à décrocher. Il ne laisse pas de message.
- Je le rappelle. Il a une voix terrible. Triste, mais plus que ça. On sent l'urgence dans son timbre.
Il "s'est séparé". Il annule les 2 cours.
- Je raccroche. Je me dis que quand même la vie continue, c'est pas si grave une rupture.
Puis je mets mes pieds dans ses mocassins et si, c'est grave en fait.
Je me souviens de mes vilaines nuits, et je me demande si il a un endroit où dormir.
- Jeudi soir. C'est définitif, le vent est un traître. Et le ciel couvert son complice.
Le tube Avène est resté dans mon sac, à pioncer.
J'ai un coup de soleil. Affreux. Qui me donne un visage de nain alcoolique.
- Vendredi. La Biafine est mon amie.
20 mai 2009
Ca m'énerve
Bon, juste parce que j'aime bien cette chanson.
Bon c'est efficace, quoi. Et puis je suis pas loin d'être énervée par les mêmes choses :)
18 mai 2009
Mine de rien
Moi : Je dois aller chez le coiffeur, (je détache mes cheveux) Ca fait un an que je n'ai rien coupé de tout ça.
Ma mère : Ouais ça fait pas entretenu hein !
...
Moi : blablabla
Ma mère (me coupant) : Dis, faudra que tu me laisses ton manteau !
Moi : Pourquoi ?
Ma mère : Ben pour que je le lave, et qu'il sèche au grand air. Il sent pas bon.
...
La télé : Blablabla...achetez ce produit qui fait mincir en bronzant...
Ma mère : Ha ben toi tu vas pas l'acheter celui là.
Moi : Oui c'est vrai, t'as raison, je maigris pas.
Ma mère : Mais non je parlais du bronzage !!
Quand cela va-t-il finir ?
Ca n'a l'air de rien, ça a l'air innocent. Presque même gentil.
Mais c'est du poison distillé à petites doses... insupportables...
J'ai donc appris ce week end que : j'ai des cheveux pourris, je pue, je suis grosse, je n'ai pas de goût, les boucles d'oreilles que je viens de fabriquer sont jolies-mais-vraiment-trop-grosses-en-pendentif-ça-serait-mieux, et puis surtout j'ai besoin d'elle pour savoir quoi penser du concours que je prépare...
Alors même si je sais que je suis grosse, que j'ai laissé mes cheveux pousser (par contre je ne pue pas hein), ça ne fait pas plaisir.
Est ce que moi je lui dis qu'elle ne sait pas choisir ses lunettes ? Ou ses fringues ? Ou son maquillage ?
Je crois que le pire, c'est que depuis quelques mois, au milieu d'une de mes phrases, elle tourne ostensiblement la tête, et on dirait qu'elle zappe.
Je continue à parler, mais elle a zappé, elle peut commencer une autre discussion, avec moi ou avec quelqu'un d'autre. Ou s'extasier sur un reportage alors que je réponds à une question qu'elle m'a posée.
Alors soit elle se fout éperdumment de ce que je raconte (et ce même lorsqu'elle même a posé la question qui a soliicité ma réponse), soit elle continue son harcèlement sur un nouveau mode.
Malgré tout, je me sens libre.
Je ne me force plus à donner le change.
Je ne me force plus à trouver des bonnes excuses à mes refus, comme je n'attends plus de bénédiction à mes actes.
Ca n'a l'air de rien, mais je me sens mieux.
Et surtout, je me rends compte que je n'ai plus rien à lui dire.
Alors je me tais, là où auparavant je me serais forcée à trouver un sujet pour entamer une discussion enjouée.
Ca me repose, mine de rien.
16 mai 2009
L'heure est grave.
Bon, les zamis, l'heure est grave.
On va ENCORE perdre l'Eurovision.
Et Bruno Frediani (himself) m'a répondu.
Je me réfugie en Bouddha et je reviens.
Edit 20h23 : Je sais que vous venez, les gens.
Ouais je flique les stats.
Si vous persistez dans votre silence, je me suicide en direct.
Et Bruno Frediani n'aura jamais de réponse à son mail.
Ca vous motive ?
09 mai 2009
Devinette
Pour mon anniversaire, de la part de mon homme, j'ai eu ça :

Saurez vous deviner ce que c'est ?
J'aimerais bien vous dire que le premier qui trouve gagne un truc, mais là j'ai pas d'idée motivante.
05 mai 2009
30
Bon ben voilà, j'ai 30 ans.
Aujourd'hui, là.
Dans quelques heures, si on veut être précis comme ma mère.
Au fond j'ai 19 ans encore dans ma tête.
Je me suis arrêtée là.
Ha oui et puis faut que j'arrête de vous dire que je n'ai pas d'amis.
Déjà, j'ai certaines d'entre vous. Douces, aimantes, rassurantes, attentionnées.
Celles que j'aime déjà, même sans les connaitre dans la réalité, qui me réconcilient avec l'amitié.
Et ça fait du bien, toujours.

(carte pour mon anniversaire de la part de H.)
Et il y a H.
Ma meilleure amie. Celle qui m'a collée sur ma chaise ce matin.
La seule femme au monde que je pourrais épouser, pour de vrai.
La seule qui me connaisse vraiment, et pourtant m'aime toujours depuis notre première rencontre, en 1998.
La seule qui puisse me faire sangloter tout une matinée, à relire ses mots, doux, pleins d'amour.
Elle qui dit de moi, ce que je pense d'elle.
Elle qui dormait par terre pour me laisser son lit, la première nuit.
Elle et moi qui parlions si mal la langue de l'autre. Mais qui nous comprenions quand même avec des sourires et des rires.
La première nuit et un couple de voisins qui s'activaient à faire l'amour bruyamment.
Le fou rire qui a suivi, a scellé pour toujours, notre amitié dans la nuit.
Voila de l'universel, qui n'avait pas besoin de vocabulaire.
Depuis ce jour, il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle.
J'ai eu la chance de vivre à Paris en même temps qu'elle. Quelques années à se voir de temps en temps.
Malgré nos emplois du temps chargés, et nos comptes en banque vides. On se jurait de réussir, et de sortir de cette vie de larbin.
Elle se nourrissait de pâtes, les jours de fête il y avait une knacki et de la mayonnaise.
Elle lisait en marchant, sur Champs Elysées, pour aller travailler.
Elle se levait à 5h du matin, et rentrait chez elle à 23h.
Elle savait faire des sushi à n'importe quoi, et les sushi knacki-mayonnaise, c'est bon.
Le jour où elle est partie, en Novembre 2004, la voir s'éloigner dans la salle d'embarquement de l'aéroport a été un des pires moments de ma vie.
Depuis je ne l'ai jamais revue, évidemment de temps en temps on s'envoie des mails, des photos.
Alors depuis quelques années, je m'empêche d'aller la voir, parce que c'est un voyage que je voudrais partager avec mon homme. Et les finances, pendant toutes ces années, ne nous l'ont pas permis.
Mais ce matin j'étais prête à toutes les concessions pour aller y passer ne serait-ce qu'une quinzaine.
Joyeux anniversaire à moi!
Pfiou 30 ans.
Quand même.
Je ne suis riche que de mes amis, c'est dit.
(ouais je suis un peu fan de Calogero, à mes heures)
(surtout quand c'est Goldman qui écrit)
