Snana sous la lune sanguine

Snana sous la lune sanguine

24 juillet 2009

H.

"Ne pleure pas comme ça. Tout va bien, je suis à tes côtés. Alors mets toi sur tes pieds, et marche"

Notre béquille, à H. et moi. Cette chanson.
Pour les dimanches enfumés, les pieds en l'air, à Paris, avec nos chaussettes de contention, fauchées comme les blés, mais heureuses.
Rêvant de billets d'avion, de pizzas, de brochettes bœuf fromage.
L'odeur de la lessive, des la cigarette, et de l'encens.

Et cette chanson qui démarre tout droit, qui réveille notre courage.
Qui séche nos larmes secrètes.


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21 juillet 2009

Say yes and see what happens

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Ayé.
Sans plus réfléchir.
Nous avons plongé.

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20 juillet 2009

Plongeon

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Parfois...je me dis que je ne sais pas ce que je veux...

En ce moment, je calcule, je chiffre. Si ça marchait maintenant, il naîtrait en mai.
Mon concours est en mai.
Alors peut être qu'il faut essayer en septembre, pour qu'il naisse en juin.
Mais alors en mai, pour mon concours j'aurai peut être une bide énorme.
Va faire ta dissert enceinte de 8 mois.
Alors pour bien faire il faudrait essayer en décembre, pour que je sois enceinte de 5 mois pour le concours.
Toujours en imaginant que ça marche tout de suite. L'homme pense qu'il a des têtards de compet'.

Ou alors on balaie tout ça et on s'en fout ? Et on verra bien ? Et si j'ai pas mon concours tant pis ?

L'Homme est d'accord avec moi, quoi que je décide il me suivra. C'est con, maintenant qu'il enlève toutes les barrières, je me sens encore plus engluée qu'avant. Tout repose sur moi et je ne suis sûre de rien.
Et lorsque je prends l'option A, la B se rappelle à moi et me susurre "pourras tu assumer ce choix, sans regret, et jusqu'au bout ?"

Je pense que je vais les départager à pile ou face, ou aux tarots égyptiens.
J'ai l'impression de ne pas savoir ce que je veux, je jongle entre deux choses cruciales pour ma vie, notre vie.

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18 juillet 2009

Dos à dos

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Dans nos échanges, nos mails, nos discussions, il est quelque chose que je remarque récemment, et qui ne m'avait jamais effleuré l'esprit.
Beaucoup de mes amies, connaissances, me disent "mais tu sais les hommes sont très différents des femmes".
Ce que j'interprétais comme des traits de caractères propres à une personne, seraient donc des traits typiquement masculins ou féminins ? Et pouvons nous quand même nous comprendre vraiment ? Nous aimer ?

Les hommes peuvent-ils comprendre notre envie d'enfant qui vient des tripes ? Pouvons nous comprendre pourquoi ils vibrent autant devant une vieille rediff d'un but de Zidane ? Peuvent ils comprendre pourquoi on aime papoter avec nos copines ? Pouvons nous comprendre pourquoi ils aiment boire, dire des gros mots et faire des pompes avec leurs potes ? Peuvent ils imaginer cette douleur là, quand on leur dit qu'on a mal au ventre une semaine par mois ?

Sommes nous si caricaturaux ? Avons nous des rôles prédéfinis qui résistent à toute évolution ? Sommes nous grignotés encore et toujours par le conformisme et la 'normalité' ?

Parfois, pour avoir les idées claires, je renverse les situations, et je me mets dans les chaussures de l'autre.

Par exemple, une des façons de m'occuper de mon homme, c'est d'être prévenante. J'observe ses habitudes, j'anticipe ses besoins, je checke la bombe de mousse à raser et je lui en achète une. S'il n'a plus de crème hydratante (non l'homme n'est pas métrosexuel, il a la peau extrêmement susceptible), de shampooing, de gel douche, dès que je passe devant une parapharmacie, je me dis "tiens il n'en a plus" et pouf j'en rachète.
Pareil pour les t-shirts, la crème pour les mains, ses magazines de musique, et s'il a mentionné une envie subite de gorgonzola, de coca, de curry, je lui fais la surprise d'en ramener.

Enfin ça c'était avant de renverser complètement la situation.
Parce que lui, il ne lui viendrait JAMAIS à l'idée de faire ça. Si jamais j'arrivais à court de shampooing, il ne s'en rendrait pas compte, pareil pour mon démaquillant, mon dentifrice et ainsi de suite.
Mais pourquoi donc? Pourquoi je me dévouerais, au risque de finir, triste comme ma mère ?

Car ma mère, ces derniers temps, a la déprime. Oui, vous allez me dire "comme d'hab", et vous aurez raison.
Enfin, la nouvelle déprime de ma mère, c'est qu'elle a fait tout ce que je décris plus haut, pour mon père.
Et puis elle lui a toujours acheté tous ses vêtements. Les chaussettes, les slips, les pantalons, les chaussures, les vestes, tout. Quand ils partaient en vacances, elle faisait les valises pour eux deux.
La mousse à raser, elle l'achetait à Paris, par cartons entiers, parce que cette marque ne se trouvait que là bas. Mon père n'a jamais demandé, ni exigé, ni rien. Elle l'a fait en se disant que sinon il ne le ferait pas, et qu'il se laisserait aller.

Et elle découvre, à 56 ans, qu'elle s'est sacrifiée, et qu'il n'a pas l'air de s'en émouvoir. Elle pleure, elle le déteste, elle se fâche, elle lui en veut.
Moi je ne veux pas, à 50 ans, me dire que j'ai été un dindon, que j'ai tout donné, sans rien demander en retour, et que forcément je n'ai pas eu ce que j'aurais souhaité.

En renversant la situation, je me suis rendue compte de ce que je faisais et je me suis demandé pourquoi je le faisais. Pour faire comme ma mère ? pour me sentir dévouée? pour qu'il m'aime davantage ? Pour qu'il vénère cette femme qui le materne un peu ? Un peu tout ça peut être.
Et tout ça, ce sont des mauvaises raisons.
On est des adultes, et si je peux m'occuper de mes affaires, il peut s'occuper des siennes. Il ne m'aimera pas davantage si je me sacrifie.

Alors désormais, je ne m'occupe pas de son linge. Même si ça m'agace de voir qu'il traine, je n'y touche pas.  Pareil pour les crèmes, le champooing, tout ça.
Et comme le disait une vieille femme sage : "si il a envie de se raser à l'eau froide, sans savon, laisse le faire !!"

Et figurez vous que lorsque je lui ai expliqué ma démarche, un jour où, dans la parapharmacie j'avais renoncé à lui acheter ce qui lui manquait, et bien il m'a remerciée.

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16 juillet 2009

Résultats

Quand la laborantine vous tend votre enveloppe de résultats en vous disant "bon courage", on ne peut pas dire qu'on parte avec une confiance folle.
Surtout quand il y a à l'intérieur un dépistage HIV et hépatite C.
Surtout quand depuis 2 jours 'on' commence à se dire qu'on a certainement une de ces 2 maladies graves, alors qu'on n'a jamais eu de conduite à risque.
Surtout quand on a rêvé d'un fou armé d'un cathéter contaminé, et qu'on doit le fuir si on ne veut pas mourir dans d'atroces souffrances.

Enfin bref. Me voilà, tremblotante, mon enveloppe à la main, en train de tourner nerveusement les pages, sans vraiment lire, mais en chouinant "hhaaa j'y comprends rien à leurs conneriiiiiiiiiiiiiiiies".

La version courte c'est : TOUT est nickel !

Pas de HIV, pas d'hépatite, je suis immunisée toxoplasmose et rubéole. Je n'ai pas de chlamydia, ni de mycoplasme.

Du côté du couple, ça va mieux. On a parlé, parlé, parlé.
On a trinqué à mes résultats.
On aurait pu essayer hier, mais il a dit une bêtise et je me suis mise à pleurer.
J'attendais tellement ces résultats pour me dire qu'on pouvait essayer...
Et j'avais eu une journée stressante avec ces résultats...

Donc voilà, premier essai tombé à l'eau.
Je m'arme de patience, j'ai envie de le rassurer, je pense qu'il a encore un peu peur.

Par contre, je recommence à faire des cauchemars, et j'en ai ras le bol de monter dans un ascenseur, d'aller jusqu'au 9eme étage, et qu'il se détache et tombe dans le vide jusqu'au sol du rez de chaussée.

Quelqu'un a un ami psychiatre qui saurait interpréter ça ? :)

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11 juillet 2009

Le coup de la Bourgogne

J'ai un nom de famille.
Oui comme tout le monde.
Sauf que le mien a une particularité (bon d'accord plusieurs).
La première c'est qu'il comporte 4 fois la même lettre, et que si je ne l'épèle pas, personne ne peut l'écrire correctement.
En général, les gens se doutent qu'il cache quelque chose, mais sont incapables d'en déterminer l'origine.
Même les gens originaires du même pays, n'arrivent pas à deviner (à moins de venir du fief de mon père).

Mon ex, par exemple, originaire du même pays que mon père, la première fois qu'il m'a vue, j'étais étudiante et je faisais la queue pour entrer dans la salle informatique de la fac.
Il était moniteur, garde chiourme. Il gardait les cartes d'étudiant de tous ceux qui pianotaient.
Quand il a vu la mienne, il a regardé mon nom et il m'a dit "t'es juive ?".
J'ai dit non.

Je hais ce genre de questions.
D'où ça vient ? Heu c'est de quelle origine ?
Ca m'agace, parce que dire de quelle origine c'est me condamne à rentrer  dans une case.
Les gens vont vouloir que je corresponde à une certaine image qu'ils ont de ce pays.
Et je suis très loin de cette case, et de cette image.
Et puis j'ai un lien particulier avec cette origine. Ni réelle, ni fantasmée, ni affective, ce n'est presque rien, et en même temps sans elle je serais loin d'être moi...

Je suis une toulousaine, une pure occitane, rien de moins, mais avec quelques trucs en plus.

Alors, comme je le disais, je hais ces questions.
Si vous êtes déjà mon ami, je vous répondrai. Je sais que vous comprendrez. Puisque vous êtes mon ami.

Si vous êtes ma prof d'allemand, mon élève, une voisine, un chauffagiste, je ne vous répondrai pas.
Ou plutôt si, je vous répondrai : "C'est bourguignon".
Et j'observerai votre visage. Et en vous quittant je sourirais bêtement dans la rue.

C'est tout à fait ce qui s'est passé hier. Le mec qui me commande mes légumes, celui qui me fait chaque semaine des réflexions sur la manière d'écrire mon nom, m'a demandé "han si c'est pas indiscret c'est de quelle origine ?".
"C'est bourguignon".
"Ah. Ok. Alors heu....la Bourgogne. Mais vous êtes sur Toulouse depuis longtemps ?"
"Oui oui, depuis toujours."
"Ah d'accord".

Mais ce qui me plaît le plus dans l'histoire, c'est le rire de mon père, quand je lui raconte.


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10 juillet 2009

Done

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J'ai survécu à l'hémorragie en tubes.
8 tubes.
1 pansement à chaque bras.
Résultats mercredi.
Pour ce faire, je me suis levée tôt, j'ai pris mon petit bus et mon mp3.

L'Homme est venu me chercher pendant sa pause de midi.
Il m'a acheté une banane, un pain au raisins, un oasis tropical.
Au cas où je ferais un malaise en sortant du labo.

Il a survécu à la discussion musclée d'hier.
C'est grâce à vos commentaires que je lui parle toujours.

Comme j'ai l'air forte, il pense que j'encaisse sans broncher.
Comme il a beaucoup ralenti ce projet bébé, il se sent encore morveux.
Il se flagelle, encore, alors qu'il semblait prêt.
Il ne sait pas tourner la page et passer à autre chose.
Alors il essaie d'assurer l'essentiel.
L'argent et le siège auto.

Il pense que je suis le moteur, pour toujours.
Alors il reste là, en suiveur, morne.
Il a peur, mais sa peur est gérable, dit il.
La peur de l'inconnu, somme toute.

Alors pourquoi ne pas plonger dans l'inconnu ?
Silence.

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09 juillet 2009

C'était trop simple...

Ca m'aurait étonné aussi, qu'il n'y ait pas de problèmes.
Hier soir, alors que je demandais à l'Homme du réconfort, des encouragements, une vraie complicité, et un soutien, il a balayé tout ça en me reparlant d'argent.
Et en sous entendant que pour lui, ça allait pas le faire (en oubliant soigneusement toutes mes économies et mes projets de travail cette année).
Je me suis couchée en pleurant.

Et puis, ce matin, comme tous les matins j'avais préparé son réveil à 03h45 (il ne se lève qu'avec la sonnerie de mon portable).
Hében il ne m'a pas réveillée pour que je remettre un réveil plus tard, pour aller au labo. Il est parti comme ça.

Pas d'analyses pour aujourd'hui.

Mais beaucoup de larmes.
Je me sens à bout de nerfs.

Posté par Snana à 09:52 - No baby - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juillet 2009

Lancer de têtard.

Jeudi, mon popotin et moi allons nous diriger vers un laboratoire d'analyses, qui confirmera que je n'ai ni HIV, ni hépatite, ni chlamydia, ni cholestérol, ni diabète.
Et que je suis immunisée contre la toxo et la rubéole (prions pour ça).
L'Homme a survécu à l'aspiration de 5 tubes de son sang la semaine dernière, donc je devrai survivre aussi.

Vendredi nous aurons les résultats.

Et il est très probable que vendredi soir nous procèderons aux premiers tests de lancer de têtard en eaux troubles.

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Lalala...

(oui oui je sais c'est une tortue)

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03 juillet 2009

Barbe Bleue III

Suite et fin...

S'en sont suivis des mois de harcèlement, d'appels, d'e-mails de visites surprises (en avion) chez moi à Paris, d'heures passées le doigt sur la sonnette de ma porte. Et moi je n'osais plus sortir de chez moi quand je savais qu'il était dans les parages. Je regardais dans chaque recoin de l'escalier quand je rentrais chez moi.

Puis un jour je me suis décidée à aller récupérer mes affaires.
Sauf qu'il voulait choisir ce qu'il voulait bien me rendre. Et comment. Et quand. Et par qui.

Finalement, j'ai pu arracher un jour et une heure. Et ma mère et moi y sommes allées ensemble.
Evidemment, il voulait nous montrer qu'il était le maître de la situation, il est donc arrivé 1 heure après, en nous expliquant qu'il prenait un pot.

Une fois dans l'appartement, il a essayé de m'embrasser et de m'entraîner sur le lit.
J'ai poussé ce jour là le plus phénoménal des hurlements "LACHE MOI !". Je n'ai même pas reconnu ma voix.
A partir de là, j'ai ramassé mes affaires sous les coups de pied, et les insultes.
A moment donné, j'ai voulu faire un dernier câlin à mon chat, je m'étais résignée à contre coeur, au fait de devoir le laisser là. Le règlement de ma chambre à Paris m'interdisait tout animal.

J'ai donc pris mon chat dans mes bras. Je lui faisais des bisous pendant que l'ex me frappait.
Et puis, le chat dans les bras, j'ai tenté d'ouvrir la fenêtre qui donnait sur la rue, pour prévenir ma mère que cela se passait mal, et d'appeler la police.
L'ex a cru que je voulais passer le chat à ma mère par la fenêtre. Il s'est baissé et m'a mordue au sang. Devant ma mère.

Horrifiée, elle s'est mise à hurler qu'il avait intérêt à lui ouvrir la porte, qu'elle arrivait et qu'il valait mieux lui obéir. Un peu sonné d'avoir été vu, il lui a ouvert.

Elle m'a dit "prends le chat on s'en va!"
Elle a examiné ma blessure, et lui a dit à quel point elle était déçue de son comportement.
Que ça n'allait pas se passer comme ça.

J'ai pris le chat, on est parties.
Chez le médecin. Puis au commissariat.
J'ai porté plainte. L'officier de police judiciaire m'a dit qu'il allait "lui faire passer l'envie".

Et depuis je n'ai plus été ennuyée. Et j'ai pu continuer ma vie.

Voilà, en condensé, en résumé, 6 années de ma vie et leur dénouement.

Finalement, je suis très fière de moi même.
Même si tout ne s'est pas passé comme je l'aurais souhaité au départ, je me rends compte que je suis partie quand il fallait, comme il fallait.

J'ai refusé de me marier, de faire un enfant avec lui. Avec le recul, cela aurait été catastrophique!
J'ai sauvé ma peau quand il le fallait, juste à temps.

Je n'ai laissé personne m'influencer, ni en bien ni en mal. Et pourtant j'avais des tas de copains qui me disaient ce que je devais faire, à leur sens.
Ils ne savaient rien des coups, de la violence, et il m'abreuvaient de "mais tu sais il t'aiiiime tellement !!", "vous êtes le couple parfait"...
Ma mère me rabrouait quand je ne voulais pas rentrer de Paris pour les vacances. En me disant que "quand même, quand on est en couple, on doit avoir envie de se voir !!", "vraiment je ne te comprends pas".

Et malgré ça, je n'ai pas lâché, j'ai tenu bon. J'ai réussi à me sortir de cette inextricable situation.
J'ai réussi à refaire un foyer, plus doux, plus paisible, plus beau.

J'ai sauvé ma vie.
Et je suis très fière de moi.
Tout me paraît une mécanique subtile, un doux engrenage bien huilé, qui s'est mis en marche malgré ma conscience, et qui m'a doucement éloigné du danger.

Et à ceux qui m'ont crucifiée par un "mais pourquoi tu es restée tout ce temps ?" quand je leur racontais ce que j'avais enduré, à ceux là je leur dis "ne jugez pas une personne qui souffre sous le joug d'un autre. Vous ne savez rien des raisons qui font qu'on reste. On n'est pas maso, on ne l'a pas "bien cherché", on reste parce qu'on pense qu'on doit, qu'il faut, qu'on ne peut pas faire autrement, parce qu'on a peur, parce qu'on se sent redevable, parce qu'on croit qu'on ne saura pas faire, parce qu'on pense qu'on ne trouvera pas mieux ailleurs, ou toute autre raison.
Moi je croyais vraiment que je ne trouverais pas mieux que lui. Qu'il n'était pas parfait du tout, mais qu'au moins je le connaissais. Je me raccrochais fermement au dicton "on sait ce qu'on perd, pas ce qu'on gagne".

Alors ne jugez pas. N'ordonnez pas. Soutenez. Dans ce que vous direz, donnez la mesure que la gravité des actes vous inspire. Et puis ouvrez votre porte, vos oreilles..."

Evidemment, ceci n'est que mon avis, et parcellaire de surcroit.

Posté par Snana à 18:15 - La vie - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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