29 août 2009
Dors ma rage, ma douleur.
Une chanson qui m'habite depuis un mois tout rond maintenant...
(Je n'aime pas vraiment le jeu de mot avec le prénom de sa fille, mais sinon...)
(J'aime ce que ces mots et cette musique disent)
Dors, ma rage, ma douleur
Dors, de moi je n'ai plus peur
J'ai goûté le bonheur
En Lola majeure
Dors, et va-t'en voir ailleurs
A d'autres raconter mes malheurs
Tu n'es plus à la hauteur
De Lola majeure
Dès lors, je peux bien te laisser
Dehors, puisqu'au fond j'ai trouvé
De l'or tout à l'intérieur
En Lola majeure
Dors, ma peine, ma douleur
Tu as perdu de ta couleur
La seule qui porte bonheur
C'est Lola majeure
Dès lors, légère, je m'envole
Mon âme ne touche plus le sol
Et plane en apesanteur
Sur Lola majeure
Oh dors, mon ange, ma douceur
En toi, ce qu'il y a de meilleur
En nous, fait battre mon coeur
En Lola majeure
Tu fais battre mon coeur
En Lola majeure
28 août 2009
B.
Tu sais, je t'ai menti.
J'ai menti à ta cigarette, à tes mèches blanches, à ta peau bronzée.
J'ai menti à cet inconnu devant moi, cet homme devant moi.
J'ai menti à tes volutes tristes. A ta gentillesse infinie et élégante.
Je t'ai menti sans vraiment te connaître.
Je me suis assise devant toi.
Et en fixant les bulles de mon Perrier, je t'ai menti.
Quand tu m'as demandé si j'avais des enfants j'ai dit non.
Puis tu m'as demandé si j'en voulais.
J'ai répondu, évasivement, oui, pourquoi pas, on verra, c'est la nature qui décide.
J'ai ri un peu, tu m'as dit "la nature oui, mais l'amour..."
Et j'ai menti, parce qu'avoir un enfant c'est ce que je souhaite le plus au monde.
Je me suis cachée derrière mes cheveux, en souriant.
Au fond je me disais que c'était fou, que tu aies su où tirer en premier.
Je repensais à ma boite, pleine de vêtements pour lui.
A ces couvertures, faites pour lui, pliées dans ma salle de bain.
Et maintenant que tu n'es plus vraiment un inconnu.
Tu continues de déceler en moi les fragilités, qui te rappellent tellement les tiennes.
Tireur d'élite, précision, mon crâne ouvert, tel un grand livre offert à tes yeux.
Toi qui ne veux pas que je te photographie.
Aurais tu peur qu'à mon tour je capte ce que tu ne voudrais pas montrer ?
En Aout, j'ovule.
Pour une fois que je fais un test positif...
On s'emballe pas, c'est 'juste' un test d'ovulation.
Bizarrement, premier test, pouf positif. Loin de la date prévue mathématiquement.
(oui je sais le corps a ses mystères, on n'est pas des machines tout ça).
Déjà, quand l'armée rouge a débarqué, j'ai lu sur le net, qu'il était "tout à fait possible, même si c'était rare", d'avoir ses règles en étant enceinte.
Et là je regarde sur le net, et je vois "un test d'ovulation peut détecter une grossesse".
Je pense qu'il faut absolument que j'arrête de me balader sur les forums.
Je vais devenir folle.
25 août 2009
Bird
PIF PIF
PIF en anglais ça veut dire Pay it Forward, payer en avance…
Les 3 règles du PIF :
- Les trois premières personnes qui laisseront un commentaire à ce message recevront un cadeau fait main de ma part.
- Je vous enverrai votre cadeau dans les 365 prochains jours.
- En échange, vous devrez « payer à l’avance » (Pay It Forward) en faisant la même promesse sur votre blog, donc je ne vous envoie rien tant que vous n’aurez pas posté de message sur votre blog à propos du PIF.
En gros le PIF c’est une sorte de chaîne de cadeaux !
Qui a envie de tenter l'aventuuuuuuuure ? (Sachant que tout cela va être un VRAI défi pour moi, vu que je ne fais pas grand chose de mes 10 doigts).
Moi j'ai tenté l'aventure doublement, chez aaz et chez GreenWitch !
20 août 2009
Du normal
Parfois, je réfléchis à mon enfance.
Surtout depuis qu'on essaie d'avoir un bébé.
Je tente d'extraire de mon histoire, connue, reconnue, rabâchée, la vérité crue, froide.
Quand je dis que j'ai été une enfant battue, je le dis sans émotion. C'est un fait, mon histoire, ma vie.
Que du normal quoi.
J'étais battue avec une ceinture, par mon père. Ma mère n'était jamais loin, et n'a jamais rien fait pour le calmer. Pourtant il ne la menaçait pas, elle. J'étais terrorisée, je partais souvent à l'école les cuisses zébrées de rouge.
Que du normal quoi. Ma vie mon histoire.
Quand il me frappait comme un sourd, je tentais de serrer les dents, de ne pas crier. Pour lui montrer qu'il n'était pas si fort que ça. Je croyais qu'il s'arrêterait, de dépit.
En fait ça ne faisait que l'énerver encore plus, et la séance se rallongeait jusqu'à ce que je hurle.
Que du normal, quoi. Une histoire passée, qui ne me fait plus pleurer.
Je m'entends même assez bien avec lui, maintenant.
Et il parvient parfois à montrer un peu de tendresse à mon égard, parfois, au détour d'une phrase.
Mais il y a quelques jours, rigolard, il se moquait de ces jeunes parents qui ont un dvd à l'arrière de leur voiture pour leurs enfants. Et ma mère de dire "Quand c'est en panne c'est un drame!".
Et le voilà en train de mimer tour à tour l'enfant et le père.
- "Ouiiiin pourquoi ça marche plus ?"
- "Paf paf (mimant les gifles), parce que ça a marché et que ça marche plus".
Et ce, 3 fois de suite, la seule réponse aux pleurs de l'enfant gâté, à chaque fois étant ce geste brutal.
Je me sentais écœurée, comment pouvait il rire de ça...
Quelques heures plus tard il a dit.
"Oh moi j'ai été un père laxiste".
J'ai senti mes yeux tout chauds.
Ce n'est que bien plus tard que les larmes sont montées.
Lorsque j'ai réalisé ce qui m'était vraiment arrivé.
En discutant avec l'Homme je lui parlais de l'indifférence de ma mère quand j'étais battue.
Et je lui ai dit, presque mécaniquement : "Si toi je te voyais frapper notre enfant, avec une ceinture, je ne pense pas que je pourrais le supporter".
Et là j'ai réalisé complètement la vérité crue de ces scènes sorties de ma mémoire.
J'ai vraiment renversé la situation, je n'ai pas compris la fureur qui animait mon père à ces moments là.
Je pense que je ne la comprendrai jamais.
Mais je me suis mise dans la peau d'un mère dont l'enfant serait 'corrigé' de cette manière.
Et je sais, qu'il ne serait pas possible une seule seconde que je laisse cela arriver, j'irais physiquement m'interposer, j'aurais hurlé, j'aurais mis fin à ces actes.
Et en plus, je n'aurais plus aimé mon mari.
Alors qu'est ce qui l'a empêchée de faire ça? Qu'est ce qui a fait qu'elle restait immobile en entendant son enfant hurler ?
Tout cela reste un mystère pour moi.
19 août 2009
Marre
J'en ai plus que marre de ne jamais avoir de vacances.
Un jour je vais péter un boulon et claquer toutes mes économies d'un coup en 3 semaines au Japon.

J'vous aurais prévenus !
18 août 2009
4h40
Ce matin à 4h40 du mat.
Mon homme part au boulot.
Et il trouve dans sa voiture.
Un mec.
Tranquille.
Occupé à lui chourer l'autoradio.
Après avoir bien tordu à mains nues la portière pour entrer.
Moi je dis yen a qui ont de la chance que l'Homme ne soit pas un nerveux.
Quand j'ai appris ça, je n'ai plus pu dormir.
Trop stressée, à imaginer rétrospectivement le pire.
Mon homme ensanglanté tout seul dans les rues vides.
Je crois que je vais l'obliger à s'inscrire au kung fu.
(Et moi avec).
15 août 2009
Byron
Dans le fort intérieur, le sanctuaire de mon être.
Mon bébé a un nom.
Il n'est pas là, et peut être ne viendra-t-il jamais.
Mais il a un nom.
Plusieurs même.
Il a un prénom, un 2ème, un 3ème, pour l'état civil.
Dont 2 de négociables avec son père.
Et il a un pseudo d'embryon.
Un pseudo combatif, musclé, motivé.
Un pseudo vibrant, viril, tatoué et un peu exotique.
Un pseudo de spermatozoïde qui saura passer entre les obstacles.
Un pseudo d'ovule qui tiendra sa position jusqu'à ce que la ligne soit franchie.
Un pseudo d'embryon qui s'agrippera de toutes ses forces à mon ventre.
Un pseudo de beau gosse, aussi.
Un pseudo qui me rappellera toujours un fou rire en voiture avec son père, devant cette affiche.

Et ce pseudo, c'est Byron.
Byron l'embryon, ça claque non ?
12 août 2009
Toxique
Le jour de l'anniversaire de mon père.
Ma mère m'appelle.
- "Ton père est malade, il tousse, il éternue. Il vaudrait peut être mieux que vous ne veniez pas au dîner d'anniversaire."
Et devant mon refus elle ajoute.
- "Non mais moi j'dis ça, c'est pour l'Homme, hein. Comme il travaille, il ne faudrait pas qu'il tombe malade, lui.
Toi, même si tu tombais malade tu aurais le temps de t'en remettre."
...
Oui c'est vrai que je ne travaille pas moi.
